| . |
. |
Lorsque l'on parle de musique traditionnelle, nous faisons référence à la musique populaire, celle qui était joué en diverses occasions, lors de fêtes, mais aussi à la fin des travaux d'été, (moissons), au retour du printemps (carnaval), au retour des alpages, lors des diverses foires, aux différentes fêtes de Saints Patrons, mais aussi lors des veillées en famille ou entre amis.
Il ne faut pas croire que nos ancêtres vivaient cloîtrées dans leur maison, travaillant du soir au matin tous les jours de l'année sans relâche, n'ayant que pour seul distraction le travail. La vie était dur, les journées longues et laborieuses, mais la musique, les chants, les histoires accompagnaient les moments de leur vie, il y avait d'ailleurs plus de jours fériés qu'à présent.
Les nouveautés de la ville n'arrivaient pas rapidement d'une part, et le tempérament des paysans, faisaient qu'ils se tenaient au répertoire connu, sans changer ni ajouter de nouvelles chansons.
Le soir en hiver, l'on se réunissait, dans les villages et les hameaux en famille ou entre amis, dans l'unique pièce chauffée de la maison, autour de la cheminée ou du poêle à bois, chez l'un ou chez l'autre pour la " Veilla ". Les hommes chantaient, tout en sculptant des objets en bois, ou racontant des histoires sur les ancêtres de la famille, que leurs parents leurs avaient raconté étant petit, des histoires de la ville à leur retour de la foire, ou celles plus légendaires, des diable et fées parcourant la montagne à la recherche des âmes perdues.
Lors de ces "Veillées", les chansons parlaient de la vie de tous les jours, des métiers, des moissons, de bergères, de soldats enrôlés dans les régiments du Duc, des promesses d’amour pour les yeux de Sylvie, de Louison ou d'Elise. Du beau Zian, berger dans les alpages, ou bucheron dans la foret de la vallée.
L'influence des musique était apporté par les journaliers, tailleurs, couturiers, cordonniers et autres marchands ambulants circulant de vallée en vallée, ou ils étaient reçu dans les familles durant le temps de leurs travaux, apportant de versions différentes d'une même chanson, pour exemple "La Pernette" est interprétée en 49 versions différentes.
|
La musique traditionnelle dans l'Arc alpin est basé sur des instruments variés, mais aussi sur des objets usuels tel des cuillères en bois, manche de fléau, coquilles de noix, des os, les vraies instruments de musique étaient financièrement peu accessible aux gens des vallées, et encore moins des hameaux en montagne qui restaient isolés parfois de long mois.
Beaucoup de chorales masculines, féminines ou mixtes interprètent encore les chansons d'autrefois.
La musique traditionnelle n'est pas figée, elle à évoluée et évolue toujours avec de jeunes musiciens compositeurs qui adaptent chansons et musiques aux nouveaux instruments musicaux et aux rythmes modernes, exemple: Abnoba, Lou Dalfin, ...(voir la page des groupes).
Pour la France, la conservation de la musique traditionnelle sous sa forme trad ou évolué commence dans l’Isère s'accentuant plus vers les Alpes du Sud.
Il existe très peu de groupes pour la Savoie et la Haute-Savoie, qui ne favorise pas ou guère la sauvegarde et lévolution de ce genre de musique qui reste malgré tout un patrimoine régional. Seul quelques privés tel que; Jean Marc Jacquier, Nicolas Périllat, essai de sauvegarder un patrimoine en péril pour ces départements, les principaux groupes étant: La Kinkerne, les Tradysons, La Gigue,
Pour l’Isère nous décernons une mention spéciale à la MJC de Bourgoin-Jailleux, qui sous l'influence d'un musicien passionné, à créé une école de musique avec des instruments anciens.
La région PACA est une région à forte tradition, la musique traditionnelle y est interprétée par de nombreux groupes et chorales comme les "Corou de Berra", connus dans les différents pays de l'Arc alpin |
Les écoles de musique, associations ou privés forment à l'apprentissage d'instruments anciens, permettant de perpétuer les airs et chansons d'autrefois, aussi à l'apprentissage de la connaissance de l'histoire du pays, et la langue régionale le franco-provençal.
Le Piémont, comme la vallée d’Aoste sont empreinte d'une très forte tradition, faisant partie de la vie de tous les jours, pas seulement par la musique, mais dans la manière de vivre, de se rencontrer, de parler. Une autre façon de vivre, tout en restant dans le vingt-et-unième siècle.
Le franco-provençal y est parlé couramment, comme le français d'ailleurs. En vallée d'Aoste les enfants apprennent depuis la primaire l'italien et le français, le franco provençal en famille ou dans certaines associations sportives de jeux traditionnelles.
Tous ces groupes sont particulièrement issus des pays Autriche, Italie, France, Slovénie et Suisse.
A Lyon existe le CMTRA, Centre des Musiques Traditionnelles Rhône Alpes |
| . |
. |
. |
|
:
Mandoline,
Vielle à roue,
Violon, |
:
Accordéon diatonique,
Cor des Alpes,
Cornemuse:
Piféro, |
:
Tambourin,
Cuillères de bois,
Fléau,
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
|
| |
| |
| |
|